mardi 30 novembre 2010

Ils m'aimeront pour ce qui me détruit.
Le glaive dans mes rêves,
La poussière de mes pensées,
La maladie qui se propage dans les plis de mon esprit.

S. Kane

Vous plaignez l'aveugle qui n'a jamais vu les rayons du jour, le sourd qui n'a jamais entendu les accords de la nature, le muet qui n'a jamais pu rendre la voix de son âme, et, sous un faux prétexte de pudeur, vous ne voulez pas plaindre cette cécité du coeur, cette surdité de l'âme, ce mutisme de la conscience qui rendent folle la malheureuse affligée et qui la font malgré elle incapable de voir le bien, d'entendre le Seigneur et de parler la langue pure de l'amour et de la foi.

A. Dumas fils

lundi 29 novembre 2010

atlas air | pilules amères du destin

J'écoute de la merde romantique des années 80 en boucle en pensant à toi et à ce que je n'ai plus. Je fume une camel, mon cendrier rose barbie à gauche, des bouquins en bordel sur mon lit empilés près d'un tas de fringues. Putain j'en ai marre d'entendre ton putain de prénom toute la journée, je finis par le détester. Certaines personnes semblent vous suivre à vie, comme des souvenirs terribles. Ils s'emparent de votre conscience et refusent de vous laisser. Je suis néanmoins heureuse que tu sois encore dans ma vie Nate, par mots pixels, comme je te connais le mieux. Et parfois un spectre de toi près de l'Eglise rode et me laisse découvrir des atomes de toi trop longtemps espérés.

Et je pleure, pleure aux noms des souvenirs, pleure aux souvenirs où c'était bien, pleure aux injustices. Le gout de ta bouche, je ne me souviens plus. L'odeur de tes cheveux, je l'ai oublié. Ta peau contre la mienne? Une abnégation. 4mois après j'ai encore l'eau salé sur les lèvres. Même avec la bouche d'un autre sur la mienne je n'y arrive pas. J'ai perdu le livre de l'amour, il a disparut lorsque tu es parti. Le livre rouge est perdu à jamais.

Maintenant j'ai plus qu'à attendre que ça passe. Comme une saleté de rhume.

Je t'aime mais disparais.

dimanche 28 novembre 2010

pour toi c'est rien, mais moi depuis toi j'aime plus les Suzanne, je les déteste toute.

mardi 23 novembre 2010

le crâne complètement brouillé, complètement détruit. cerveau en miettes même pour taper mes mots c'est difficile. j'entends des battements de coeur dans mon encéphale. des battements de coeur qui ne cessent. c'est difficile parce que je te vois partout. je comprends maintenant beaucoup de choses et ça fait un mal de chien. je souffle ma souffrance, ma deception partout ou je passe. le matin le réveille est dur, du mmo jusqu'à pas d'heure, ça geek vénère ici. les cours et puis... le spliff pour supporter un peu, le deuxième pour bien se lacher, puis le quatrième, cinquième sixième... On est ensemble, au fond tu n'es même pas si loin. J'avoue des sentiments cachés en profondeur, des blessures qui survivent mal. J'avoue des nuits d'eau salé sur mes joues, tout ça après avoir fumé un peu, c'ets vrais c'est tellement plus simple défoncé, et puis j'en rigole "Il m'a trompé, ça m'a fait un mal de chien hein! Mais d'un autre côté j'm'en fous tu vois, moi je m'en suis sorti, même s'il me manque un peu, enfin un peu tu vois, mais sans plus, ça passe [...]" Au fait Sam ne me croit même pas, il sait mieux à présent où j'en suis. Je me mens à moi-même; et j'ai raison.

Je t'aimais; je t'aime encore maintenant. sauf que je le cache, ça permet de ne pas trop y penser, c'est vrai. Je t'aime encore mais j'essaie de t'oublier. Même si c'est dur de penser à toi en train de jouir dans une autre.

Je t'aime et tu vois je savais que quelque chose nous avait détruit...

jeudi 11 novembre 2010

kouvchinka.

J'en pourris sur place c'est vrai. Je ne peux même plus m’empêcher de passer dans ta rue c'est abominable. La pluie ne s'arrête plus de tomber depuis quelque jours, parfois j'ai l'impression que jamais ça s'arrêtera. Je me perds, on se promène tous les trois mais je ne sais pas si au final je ne devrai pas plutôt rester seule. J'en apprends sur certaines personnes, je les aime même, alors que je n'aurai jamais pensé cela possible auparavant, et c'est agréable, ça fait du bien. Parfois le passé revient à la charge. Je pense aux Lumières dans les rues, ça pourrait être une occasion... Au fond je ne t'ai jamais vu assez.

Je respire l'Enfer à travers des fibres de tissus noir, l'Enfer et c'est peu dire.

Mais je le perds aussi, je le sens, il a peur de moi, il n'est plus confiant.

Alors, les yeux rivés sur le plafond.
J'ai froid sans toi.

Tu vois, je t'aimerai toujours.
Et rends-toi compte que depuis toi je n'ai pas plus réussi.
Depuis toi je n'ai que des échecs.
Depuis toi et ta voix me fait pleurer.

samedi 6 novembre 2010

J'ai mal au crâne. Je ne sais pas je suis engagée par un mal de crâne atroce qui est d'autant plus accentué par les clopes et, j'ai envie de vomir, ce sale état. J'aimerai disparaître un peu. Je n'arrive pas à m'oublier et bordel j'ai si mal, quelque chose accroche mes tripes. Un mal inexpliqué rode et me dévore lentement. Je ne peux pas, j'ai si mal... Aucune volonté, aucune survie, aucun futur qui se dessine en moi, je n'ai plus aucune envie de continuer et pire, je n'en ai même plus l'envie.

C'est pire qu'un cauchemar, ca s'est infiltré en moi et ça ne me quittera plus jamais. J'ai peur, dans mon lit j'adopte une position contractée, c'est la peur en moi qui se reflète. Ca me ronge. J'ai peur. J'ai mal. Ca fait mal aux tripes. Ca fait si mal.