lundi 29 novembre 2010

atlas air | pilules amères du destin

J'écoute de la merde romantique des années 80 en boucle en pensant à toi et à ce que je n'ai plus. Je fume une camel, mon cendrier rose barbie à gauche, des bouquins en bordel sur mon lit empilés près d'un tas de fringues. Putain j'en ai marre d'entendre ton putain de prénom toute la journée, je finis par le détester. Certaines personnes semblent vous suivre à vie, comme des souvenirs terribles. Ils s'emparent de votre conscience et refusent de vous laisser. Je suis néanmoins heureuse que tu sois encore dans ma vie Nate, par mots pixels, comme je te connais le mieux. Et parfois un spectre de toi près de l'Eglise rode et me laisse découvrir des atomes de toi trop longtemps espérés.

Et je pleure, pleure aux noms des souvenirs, pleure aux souvenirs où c'était bien, pleure aux injustices. Le gout de ta bouche, je ne me souviens plus. L'odeur de tes cheveux, je l'ai oublié. Ta peau contre la mienne? Une abnégation. 4mois après j'ai encore l'eau salé sur les lèvres. Même avec la bouche d'un autre sur la mienne je n'y arrive pas. J'ai perdu le livre de l'amour, il a disparut lorsque tu es parti. Le livre rouge est perdu à jamais.

Maintenant j'ai plus qu'à attendre que ça passe. Comme une saleté de rhume.

Je t'aime mais disparais.

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